TRIBULATION N°12 - Mars 2003 Bon... Ben une de plus quoi. Et là, je vois d'ici ceux qui ont l'étrange habitude de prendre de mes nouvelles tous les mois froncer le sourcil. Se dire en leur for intérieur que non, décidément, cette fille ne tourne pas rond. Et là, je vous dis que pour une fois, vous avec tort. Car après tout, c'est bien mon droit d'user de la formule adéquate deux frais de suite, pour évoquer deux événements différents. Donc, une de plus. Pour ceux qui seraient vraiment lents, je rappelle à tout hasard que ça fait en gros douze mois que nous nous connaissons. Séquence émotion Eh oui, ça passe, à qui le dites‑vous. Et quand on fait le compte de ce que nous avons vécu ensemble, on dirait presque un vieux couple. Rappelez‑vous : les usines à cochons, la prostitution, les élections... Très franchement, rares sont les gens qui peuvent ainsi se vanter d'avoir en commun tant d'expériences, et diversifiées encore ! Alors, je sais bien due parfois, je vous saoule un peu avec mes histoires de coeur/de kilos/de doute existentiel sur mon coeur et mes kilos réunis. J'ai bien conscience que je m'éloigne De cet objectif dont tout bon journaliste encarté se doit de ne pas dévier : l'intégrité, la moralité, la véracité en toute chose. Je sais bien. Investissement personnel Mais que voulez‑vous que je vous dise, je ne vais pas vous raconter des salades grosses comme moi, en vous disant que d'autre part, je fais un métier très sérieux, et que là, c'est juste pour amuser la galerie. Entre nous, j'aimerais bien mais j'ai déjà essayé et y'a rien à faire, mon boss n'est pas du tout chaud. « Tu fais Soaz, tu fais Soaz, point. Et c'est déjà largement suffisant, crois‑moi » m'a‑t‑il pour la énième fois répliqué l'autre jour. Et d'ailleurs, en y réfléchissant un chouïa, je suis bien d'accord avec lui. Parce que mine de rien, je donne de ma personne, moi, pour pouvoir vous raconter des trucs tous les mois. Eh ouais, ça s'invente pas de faire Soaz, faut pas croire. Comprenne qui pourra D'autant qu'avec la célébrité qui va croissant, je dois désormais la jouer fin. Pas Facile de s'infiltrer incognito dans les soirées brestoises, croyez‑moi. L'info ne se déniche pas comme ça, surtout quand je me présente en tant que moi‑même. Je ne sais pas pourquoi, mais les gens tiquent. Yen a même un, l'autre soir, qui a eu l'outrecuidance de ne pas céder à mes avances, alors même que je venais de lui expliquer que c'était pas pour moi, mais pour mes lecteurs. « Oui, mais moi tu comprends, je ne suis pas de ces gens‑là. Quand je faits les choses, je veux les vivre pleinement, sincèrement», a‑t‑il cru bon de me préciser. Je n'ai pas jugé utile de lui spécifier que l'un n'empêchait pas l'autre. Son ami a eu l'air de comprendre tout de suite. Je vous aurai bien raconté tout ça en détail, mais mon ordinateur me signale que je viens, de dépasser mon quota de lignes mensuel. Désolée. mon cadeau d'anniversaire. Pour ce mois‑ci, je me le garde… Soaz Tribulation tirée de Un Autre Finistère |