TRIBULATION N°9 - Décembre 2002

S'il y en a une qui perdu la foi, c'est bien moi. Ne nous méprenons pas. Non, je ne vous ai pas fait le coup de rentrer comme ça dans les ordres. D’abord, vu mon passif dans ces colonnes, je veux bien qu lis soient tolérants, mais quand même.

 Prouvez le !

 Et ensuite, je ne vois pas ce (lui vous autorise à penser que je puisse avoir quelque raison chie ce soit de vouloir faire une croix sur ma vie sexuelle. Non mais de quoi j'me mêle ? Bon, d'accord, fut un temps où je me laissais un tant soit peu Aller à vous confier mes petites aventures. Pas forcément très heureuse, j'en conviens.

 Ce n'est pas une raison pour en conclure hâtivement que ma vie est une catastrophe ! Et d'abord, qui vous dit que, depuis le début, je ne vous raconte pas des bobards. Qui vous prouve qu'en lieu et place de mes kilos en trop, de mon acné juvénile qui ne se décide pas à passer à l'âge de mes hormones, et de mon penchant notoire pour la dive bouteille, ne se cache pas en fait une vraie bimbo 95 C sans wonderbra, sportive comme pas deux et constamment poursuivie par une borde de mâles en délire ? Hein, qui vous le prouve ?

 Alors ça va, hein.

Vous n'avez pas honte ?

 D'ailleurs, en ce début décembre qui marque quand même l'entrée dans une période de paix et d'amour et de respect de son prochain (ça suffit, je vous répète que je ne me suis pas convertie !), vous devriez avoir honte de ne penser qu'à ça. Alors que vous pourriez, par exemple, je ne sais pas moi... M'envoyer des petits mots sympas à la rédac’. Avec photo non truquée, siouplaît, parce que la tromperie sur la marchandise est un très vilain défaut. Je suis assez bien placée pour témoigner...

 Prière de bien vouloir

Vous adresser au service concerné

 Comment ça je cherche ? Pas du tout, mais alors pas du tout. Je voulais juste me rendre utile, en vous donnant quelques idées de BA susceptibles d'effacer vos péchés, et à n'en pas douter ils sont nombreux, une fois votre dernier instant venu. Non pas que je vous souhaite une fin prochaine, mais on n'est jamais trop prudent. A l'occasion d'ailleurs, si vous pouviez glisser deux trois phrases aux mecs d'en haut de ma part, je vous en serais presque éternellement reconnaissante.

 Et pas du genre: faites un miracle et fourguez lui un mec, qu'on n'en parle plus... Après tout, personne ne vous force à' lire cette rubrique et si vous n'êtes pas contents, le service des lecteurs se tient à votre disposition pour toute réclamation (Là, je ne me suis pas fait que des potes...). Je vous entends déjà gémir, sur cette pseudo‑scribouillarde qui gaspille ce papier qui a pourtant coûté la vie à tant d'arbres innocents... Et je vous ferais remarquer que si vous faisiez preuve d'un tout petit peu plu, de sens civique, en triant vos déchets, je ne gaspillerai rien du tout moi. C'était le mot utile du mois.

 On peut toujours essayer…

 Mais bon, revenons à nos moutons, Si vous avez réussi l'exploit de vous rappeler le début de cette modeste chronique, vous savez que j’ai perdu la foi. Et le moins que vous soyez en droit d'attendre est donc de savoir pourquoi. Ca m'embête un peu de l'avouer, mais je n'avais franchement rien à vous raconter ce mois‑ci. Alors, je me suis dit qu'une petite référence à la religion dans un numéro qui consacre sa une, c'était déjà un bon début... Non ?

Soaz  

Tribulation tirée de Un Autre Finistère